(SHERBROOKE) Le gouvernement québécois vient encore en aide financièrement au manufacturier valcourtois Bombardier Produits récréatifs (BRP).
Cette fois, c'est la Société générale de financement (SGF) du Québec accorde un prêt de 50 millions $ à la société contrôlée par les actionnaires majoritaires de la compagnie-mère de BRP.
Ce prêt a une durée de cinq ans et sera utilisé pour investir dans BRP afin de supporter les opérations, indique un communiqué de la SGF.
L'argent va permettre à la compagnie de motoneiges, de motomarines et de quads «de maintenir un niveau optimal d'exploitation incluant plus de 3000 emplois au Québec».
Directement touchée par le ralentissement économique américain, BRP a besoin de soutien. La compagnie a dû procéder à des mises à pied importantes en 2008. Rappelons que les employés de BRP en Estrie peuvent bénéficier du programme de travail partagé offert par le gouvernement du Canada. La demande qui a été faite à la mi-février, peu après l'annonce d'une réduction de production de 15 pour cent.
Québec croit au retour des beaux jours chez le géant de Valcourt. Le gouvernement a modifié le mandat de la SGF en lui confiant la responsabilité «d'aider les entreprises qui ont de bonnes perspectives de développement à traverser la crise économique», «plus particulièrement le secteur manufacturier», ajoute-t-on.
Dans le cadre de ce nouveau mandat, «la SGF est autorisée à dépasser son rôle traditionnel d'investisseur au capital-actions afin de pouvoir offrir des solutions complémentaires comme le prêt, la débenture ou l'investissement en capital-actions privilégié».
En avril dernier, le ministre des Finances et ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Raymond Bachand, a annoncé l'attribution d'une contribution de 30 M $ remboursable octroyée par Investissement Québec. Une décision arrivait à point pour l'entreprise qui avait pris des mesures pour réduire sa dette totale.
Cette annonce suivait celles des maisons Standard and Poor's et Moody's qui avaient revu à la baisse la cote de crédit de BRP, une décision contestée par la suite par les actionnaires de l'entreprise.