Si elles avaient respecté un principe élémentaire de sécurité nautique, Lise Gagnon et France Bédard auraient peut-être passé moins de temps sur leur île.
C’est qu’à l’origine, elles devaient aller faire de la motomarine sur le lac Kanasuta. Elles ont toutefois changé d’idée sans avertir personne. «Lorsqu’on nous a signalé leur disparition, nous avons donc entrepris des recherches au lac Kanasuta. Comme nous n’avons retrouvé aucune trace de leur véhicule, il a fallu vérifier tous les plans d’eau avec débarcadère du secteur», indique Richard Carlos, responsable des communications à la Sûreté du Québec.
Repérées grâce à Interac
C’est grâce à une transaction par carte bancaire effectuée par les deux femmes au dépanneur de Bellecombe que la Sûreté du Québec a découvert où elles étaient allées. Dès qu’ils l’ont su, le fils et le frère de Lise sont tout de suite partis à sa recherche. Ils y ont d’ailleurs consacré toute la nuit. Après avoir passé une nuit d’enfer, son conjoint a lui aussi pris les eaux tôt dans la matinée.
Rapides dangereux
Si Lise et France reconnaissent qu’elles auraient dû avertir quelqu’un de leur nouvelle destination, elles profitent de leur mésaventure pour réclamer l’installation de panneaux dans le secteur des rapides de l’Esturgeon pour prévenir les gens de ne pas s’aventurer à proximité.
Elles se félicitent aussi d’avoir eu la présence d’esprit de porter leur veste de flottaison individuelle. «Ça nous a évité de nous ramasser au fond des rapides. Sans quoi, on ne serait peut-être plus là», mentionne France.