Au cours de l'été 2010, 22 personnes ont perdu la vie sur les plans d'eau du Québec, un nombre supérieur à l'année précédente où l'on avait enregistré 19 noyades.
Selon le Conseil québécois du nautisme (CQN), qui dévoilé mercredi le bilan de sa 21e campagne de sensibilisation à la sécurité nautique, seulement quatre personnes parmi les victimes portaient correctement une veste de flottaison.
Et dans 45 % des cas, le gilet de sauvetage se trouvait à bord de l'embarcation plutôt que sur le dos de la victime.
Selon les chiffres de Transport Canada, 19 des 22 personnes mortes noyées sont des hommes. Mais selon le premier vice-président du CQN, Marc Thurber, cela s'explique simplement par le fait qu'il y a plus de représentants de sexe masculin qui pratiquent les sports nautiques que de femmes.
Dans près de 40 % des cas, les victimes étaient considérées comme expérimentées et plus de la moitié d'entre elles avaient une bonne connaissance du plan d'eau où est survenu l'accident.
En 2010, 14 des 22 noyades ont eu lieu entre mars et juin, lorsque la température de l'eau est encore très basse. C'est d'ailleurs sur cet aspect spécifique que portait cette année la campagne de sensibilisation du CQN.
Selon M. Thurber, lorsqu'une personne tombe dans une eau excessivement froide, ses chances de survie sont très minces. Conséquemment, le port du gilet de sauvetage peut éviter une tragédie et ce, même chez les bons nageurs.
D'ailleurs, le Conseil québécois du nautisme souhaite faire des recommandations auprès de Transport Canada pour rendre le port du gilet de sauvetage obligatoire.